Politique

Les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ne reconnaissent pas les résultats du scrutin

13 décembre 2021
Temps de lecture : 2 minutes

Dans un communiqué publié ce lundi 13 décembre, les forces indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont déclaré ne pas reconnaître la validité du scrutin qu’ils ont appelé à boycotter.

Regroupées dans le «comité stratégique indépendantiste de non-participation» (CSI-NP), plusieurs forces et courants indépendantistes ont indiqué qu’il ne reconnaissaient pas «la légitimité et la validité de ce scrutin qui leur a été confisqué».

Ce dimanche 12 décembre, les Calédoniens ont voté « non » à l’indépendance lors du troisième et dernier référendum d’autodétermination, prévu par les accords de Nouméa en 1998. « Ce soir la France est plus belle car la Nouvelle-Calédonie a décidé d’y rester », a déclaré ce dimanche Emmanuel Macron.

Suite à l’appel au boycott des indépendantistes, le taux de participation qui s’élevait en 2020 à 85,6% s’est effondré à 43,9 % en 2021. Ils estimaient « impossible » la tenue d’une « campagne équitable » à cause des nombreux décès et des restrictions sanitaires.

« La voie du dialogue a été rompue par l’entêtement d’un gouvernement français incapable de concilier ses intérêts géostratégiques dans le Pacifique et son obligation à décoloniser notre pays », avancent les indépendantistes.

Pour le parti indépendantiste FLNKS (Front de libération national kanak socialiste) et les nationalistes, « ce référendum n’est pas conforme à l’esprit et à la lettre de l’accord de Nouméa, processus de décolonisation, et pas conforme également aux résolutions de l’ONU qui a inscrit la Nouvelle-Calédonie sur la liste des pays à décoloniser ».

Pour le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, la valeur juridique de ce référendum « est pleine et entière ». « Vous n’avez pas d’obligation de participer à un scrutin » et « il n’y a pas de quorum dans les textes de l’accord de Nouméa ».

Le FLNKS et les nationalistes avaient déjà prévenu la semaine dernière qu’ils ne rencontreront à aucun moment Sébastien Lecornu, arrivé vendredi 10 décembre à Nouméa, avant l’élection présidentielle française en avril 2022.

Laurie de Reynal