Autotests : Jean-Frédéric Poisson sort les crocs

"L’État persiste dans son mutisme", réagit alors Jean-Frédéric Poisson. La décision du Conseil d’État a-t-elle donc réellement été prise en compte ?
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram
Partager sur email

Réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé, l’autotest négatif de moins de 72 heures a été rendu valide comme preuve du passe sanitaire le 9 août 2021. Il ne l’est plus depuis le 15 octobre 2021.

Mardi 2 novembre, sur Twitter, le candidat à la présidentielle Jean-Frédéric Poisson accusait le gouvernement de ne pas s’être mis en conformité avec la récente ordonnance du Conseil d’État au sujet des autotests, exclus du passe sanitaire depuis le 15 octobre : “Je constate, grâce à vos très nombreux témoignages, que l’ordonnance du Conseil d’État réintroduisant les autotests supervisés comme test ouvrant droit au passe-sanitaire n’a pas été suivi d’exécution par le Gouvernement. Je viens donc de saisir le service contentieux ad hoc.” 

“Alors même que ce test a été toléré, sous la supervision d’un professionnel de santé durant les mois d’été, cette absence de reconnaissance soudaine de l’outil le moins onéreux pour identifier la maladie est paradoxale, explique le Sénat.

Le jour même, Jean-Frédéric Poisson adressait en effet une lettre au Premier ministre, formulant le vœu que soit appliquée cette décision “dans les plus brefs délais, que les autotests soient disponibles et permettent aux Français qui les font, d’obtenir le passe-sanitaire qu’on les oblige à avoir”. Cette demande faisait suite au référé déposé par le candidat devant le Conseil d’État quelques jours plus tôt, sommant l’État de rétablir l’usage des autotests, soit “12,50€ d’économie pour ceux qui ont besoin d’un test négatif”, précisait-il dans un second tweet.

Dans une ordonnance du 29 octobre, le juge administratif approuve la fin de la gratuité des tests dits “de confort” pour les personnes non-vaccinés tout en suspendant le décret du 15 octobre qui avait invalidé le recours aux autotests pour le passe sanitaire. “Le ministre de la Santé n’invoquant (…) aucune raison de nature à justifier cette suppression ou à faire obstacle à la suspension de son exécution, l’application du décret litigieux est de nature à porter une atteinte grave et immédiate à la situation des requérants et aux intérêts qu’ils entendent défendre”, justifie le Conseil d’État.

Les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé ne sont plus reconnus comme preuve pour le pass sanitaire, indique cependant le site du gouvernement. “L’État persiste dans son mutisme”, réagit alors Jean-Frédéric Poisson. La décision du Conseil d’État a-t-elle donc réellement été prise en compte ?

Maud Koffler

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

engage