Politique

Clément Beaune : « Madame Pécresse a quelques difficultés avec la réalité »

23 février 2022
Crédits photo : capture d’écran / France Inter
Temps de lecture : 2 minutes

Invité ce matin de la matinale de France Inter, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères était face à Léa Salamé et Nicolas Demorand pour évoquer les dernières sanctions contre la Russie. Il n’a pas manqué de critiquer ses adversaires politiques.

Après les annonces de sanctions de Joe Biden, Clément Beaune considère que « l’on a appris dans cette crise à être extrêmement prudent et humble. La réalité c’est qu’on ne sait pas ce qui va se passer. » Les tentatives de conciliations diplomatiques d’Emmanuel Macron ont toutes échoué. Un coup rude pour la crédibilité du Président de la République à un mois du premier tour du scrutin.

« Des sanctions puissantes »

Clément Beaune se félicite de la gestion française de cette crise diplomatique. « Les sanctions ont été prises en moins de 24h et sont puissantes. Je pense que les plus puissantes sont les sanctions financières. L’Etat russe et les banques russes ne pourront plus se financer sur les marchés européens » déclare-t-il.

L’Union européenne, très dépendante en gaz, craint une pénurie et des répercutions néfastes pour les Etats. Clément Beaune indique : « C’est vrai qu’on a une dépendance à la Russie et Poutine en joue, sur le gaz et sur l’énergie. Il faut qu’en tant qu’Occidentaux et Européens, qu’on soit conscient de nos propres forces. Les Russes sont beaucoup plus dépendants de nous. » Ainsi, le secrétaire d’Etat salue le « geste très fort » envoyé par l’Allemagne qui a décidé de suspendre l’autorisation du gazoduc Nord Stream 2.

Accusations contre François Fillon

Clément Beaune a accusé François Fillon d’être complice de Vladimir Poutine. Le secrétaire d’Etat reproche à l’ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy d’avoir rejoint en 2021 le conseil d’administration de la société russe Zaroubejneft, spécialisée dans l’exploitation des gisements d’hydrocarbures. Hier, Valérie Pécresse, candidate Les Républicains à l’élection présidentielle, a affirmé sur France Inter qu’Emmanuel Macron avait désavoué son secrétaire d’État lors d’une conversation téléphonique avec François Fillon. Sans confirmer, Clément Beaune rejette : « Madame Pécresse a quelques difficultés avec la réalité. Ça n’est pas la réalité, ça n’est pas exact.« 

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