Congrès LR : l’état des forces

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Le congrès des LR se passe mieux que prévu. Certains pensaient qu’ils n’arriverait pas à être audibles, et pourtant. 

Trois points cruciaux, trois indicateurs, sont à étudier : les débats, les nouveaux adhérents, et les meetings des candidats. 

Livre Noir en a suivi beaucoup. Et nous pouvons d’ores et déjà dresser des grandes tendances. 

Xavier Bertrand 

Le président de la région Hauts de France est le grand perdant de ce congrès. Alors qu’il avait quitté LR lors de la victoire de Laurent Wauquiez à la présidence du parti en 2018, jugeant sa ligne trop droitière, il ne cessait dès lors de répéter qu’il irait à la présidentielle peu importe le candidat de LR. Il paraît sur une forte dynamique sondagière début septembre qui a été stoppée nette par l’entrée dans le jeu d’Eric Zemmour, le faisant plafonner dans le meilleur des cas à 14%. Pas suffisant donc pour s’imposer devant ses concurrents internes. Il a fini par ré-adherer au parti, et se plier au congrès. Médiocre dans les débats, sa région compte peu de nouveaux adhérents et ses salles ne font pas foule. 

Michel Barnier 

Il était l’espoir de beaucoup, mais également l’échappatoire. C’est l’erreur des analystes de n’avoir pas compris que si de nombreux parlementaires le soutenaient, c’est surtout parce qu’ils refusaient de choisir entre Pécresse et Bertrand. “Barnier c’est la Suisse” avait dit un cadre du parti, ironique. Les débats ont révélé sa froideur, son manque de préparation programmatique, et il est devenu la cible privilégiée des autres candidats, surtout Pécresse et Bertrand. Soutenu officieusement par Laurent Wauquiez, il n’est pas hors course. Avec une dynamique notable dans les sondages – expliqué par le fait qu’il était moins connu – il ne parvient pas encore à se placer devant. Son pari : accéder au second tour du congrès. Auquel cas il pourrait gagner. 

Valérie Pécresse 

C’est une des surprises de ce congrès. Dynamique et incisive lors des débats, elle a pu faire adhérer de nombreux soutiens. LR étant en effet passé de 70 000 à près de 150 000 adhérents. En grande partie de l’Île-de-France et de PACA. Ses meetings eux sont dynamiques et remplis. 

Eric Ciotti 

C’est la surprise. Il a su dominer les débats, faire adhérer des soutiens, assurer sa fidélité totale au parti, et construire une dynamique. Gageons qu’il puisse se qualifier au second tour.

Erik Tegner

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