Politique

Entretien de Jacques Attali

13 janvier 2022
Temps de lecture : 3 minutes

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Connu pour ses nombreux livres et pour ses relations étroites avec François Mitterrand par certains, par d’autres il est aussi connu pour sa célèbre homélie, l’écrivain Jacques Attali était l’invité de Livre Noir.

L’entretien débute avec une question sur une citation de son dernier livre Il y aura d’autres jolis mois de mai : « J’ai parfois l’impression d’être un personnage d’un roman écrit par un auteur inconnu dont je ne sais rien quand va-t-il me tuer ».

  • François : « Est-ce que vous avez pensez à vous dans cette citation ? Qu’est-ce qu’elle vous évoque ? »
  • Jacques Attali : « Nous sommes tous des personnages de roman. La vie étant un roman, il y a quelqu’un qui vient et nous tuera tous. Ça m’évoque ce sentiment que nous n’avons pas tous assez d’être mortel, d’avoir à faire le plus de choses possibles et le plus vite possible. Notre passage sur la Terre est très bref. »
  • François : « Quels seront les autres jolis mois de mai ? »

À cette question, Jacques Attali répond en faisant écho à l’élection présidentielle et assure que pour lui ce ne sera pas forcément un joli mois de mai car il est un homme de gauche « et que la gauche aujourd’hui est au plus bas. Mais il y aura d’autres jolis mois de mai, des moments où la France retrouvera sa dimension porteuse de lumière, porteuse d’universalisme, porteuse de valeurs qui la transcendent qui la dépassent, la France comme phare du monde qu’elle a été et qu’elle peut redevenir. »

Pour l’écrivain la droite « c’est moi d’abord » et la gauche « c’est j’ai besoin des autres ».

De la Mongolie à l’île de Pâques, Attali nous partage également son avis sur l’importance de découvrir le monde et de ce que son tour du globe lui a apporté. Il évoque aussi Vézelay, un lieu très important pour lui qui symbolise « la quintessence de la France ».

  • François : Est-ce que ça vous inquiète que la jeunesse soit de plus en plus de droite ?
  • Jacques Attali : « Je ne pense pas qu’il y ait un mouvement de jeunes identitaires, mais il y a clairement une demande générale de sauver l’identité française, elle n’est ni de gauche ni de droite, elle est une évidence. » 

Pour Jacques Attali éviter ce délitement de l’identité française doit absolument passer par la défense de la langue française, « parler français, l’enseignement français, la musique française, le cinéma français… ».

L’entretien se conclue : « Est-ce que l’échec ne vient pas d’une forme d’idéalisme, de refus de la réalité ? » Jacques Attali : « Moi je voulais qu’on mette beaucoup plus l’accent sur la mobilité sociale, tout ce qui remet en cause l’excellence est mauvais pour tout le monde… L’uniformité française était partagée par la gauche et la droite…Je pense qu’un grand