Geoffroy Lejeune, cancellé par Sciences-Po Paris

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“Après l’ESCP, Sciences Po Paris vient de m’interdire de conférence dans ses murs.” C’est avec ces mots que le Directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles a annoncé ce jour l’annulation d’une conférence lors de laquelle il était attendu à Sciences-Po pour présenter son dernier ouvrage paru chez Ring Zemmour Président, de la fiction à la réalité. Ici, aucune fiction, Geoffroy Lejeune ne semble guère apprécié (et autorisé) par l’école bobo-parisienne.

Geoffroy Lejeune, Directeur de la rédaction chez Valeurs Actuelles et auteur de Zemmour Président, de la fiction à la réalité (éditions Ring) / Images : Geoffroy Lejeune (Twitter)

À l’invitation d’une association étudiante de l’Institut d’Études Politique, Geoffroy Lejeune devait s’exprimer lundi 08 novembre dernier devant les élèves de Sciences-Po Paris avant une fin de non-recevoir adressé directement par la direction, estimant trop à droite le jeune patron de Valeurs Actuelles.

En le jugeant “trop à droite” et “sulfureux”, la direction de l’école Sciences-Po Paris prend à nouveau position dans le débat politique en excluant de facto tout un courant de pensée pourtant indispensable à l’éveil intellectuel et au sens démocratique devant nécessairement être enseigné à ses élèves. Une école qui, dans le même temps, reçoit pourtant les candidats de l’ultra-gauche Philippe Poutou et Jean-Luc Mélenchon (ce dernier qui vient récemment de parler “d’envahisseurs” dans un tweet où il s’étrangle au sujet de la venue en France de la vice-présidente des États-Unis, Kamala Haaris).

Dans son tweet, Geoffroy Lejeune présente cette annulation comme un nouvel exemple de « cancel culture », qui serait “le fait d’empêcher l’expression des idées dérangeantes en faisant annuler les publications, diffusions ou discours de leurs auteurs”. Il dénonce avec l’exemple de ce refus la politique des écoles d’enseignement supérieur« Des jeunes se voient interdire d’inviter des intervenants. L’enseignement supérieur est censé être un lieu de débat. Mais la direction refuse le pluralisme, sauf quand il est d’extrême gauche ».

Tweet de Geoffroy Lejeune annonçant le retrait de sa conférence, ce samedi 13 novembre.

Cet écartement de Geoffroy Lejeune la même semaine où la direction de Sciences-Po Paris voit arriver son nouveau chef, Mathias Vicherat, n’est peut-être pas sans lien. Le nouveau directeur, 43 ans, est en effet un proche du Président Macron. Sans aucune expérience dans l’enseignement supérieur, il a pourtant été choisi, mardi, par le conseil de l’Institut d’études politiques pour prendre les commandes de la prestigieuse école parisienne. Il faut dire qu’après les turbulences connues par l’école après les révélations et accusations d’inceste portées contre Olivier Duhamel, il fallait vite tourner la page. Sans pour autant cesser, visiblement, de préférer le sectarisme au pluralisme.

L’école est d’ailleurs régulièrement, à ses abords et en ses murs, le terrain d’affrontements entre antifa et simples étudiants ayant l’audace de s’intéresser à des penseurs de Droite. Déjà depuis plusieurs années, les élus et cadres du Front National à l’époque étaient rarement les bienvenus dans cette école où en 2014 des militants s’étaient infiltrés pour avorter un débat avec Bruno Gollnisch. En 2018, c’est Jean Lassalle qui n’était pas le bienvenu à Sciences-Po Bordeaux, là ou pourtant, comme à Paris, toutes les salles de tous les étages de l’institut accueillent les débats les plus loufoques sur le wokisme, les luttes intersectionnelles ou encore la domination blanche.

Ce n’est pas la première fois que Geoffroy Lejeune se voit refuser l’accès au débat universitaire, Sciences-Po Lille ayant déjà écarté sa présence aux côtés de l’avocat et chroniqueur Charles Consigny en 2019 dans un débat sur l’avenir de la droite.

« Personnellement, cela m’émet assez peu. J’ai gagné une soirée », a conclu plus tard le Directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles.

Jordan Florentin

Une réponse

  1. C’est stupide, infantile et contre productif de leur part.
    A court terme, ils pourront avoir la sensation de dominer le champs de la pensée,
    mais ils ne font que renforcer l’esprit de résistance, notre désir de retrouver nos vraies valeurs.
    Ils se coupent du peu de réalité à laquelle ils ont encore accès.
    Les Français ne doivent pas oublier que c’est le temps long qui compte.

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