Politique

Jean-Luc Mélenchon contre les livraisons d’armes en Ukraine

2 mars 2022
Crédits photo : Capture d’écran / Assemblée nationale
Temps de lecture : 2 minutes

Devant l’Assemblée nationale, le député de la France insoumise a regretté la livraison d’armes vers l’Ukraine, décidée par l’Union européenne.

Jean-Luc Mélenchon était à la tribune de l’Assemblée nationale lors d’une session spéciale, le 1er mars, sur la question de la guerre en Ukraine. Sous les huées, le candidat à l’élection présidentielle s’est dit opposé à la décision de la livraison d’armes vers l’Ukraine. « Méfions-nous des solutions improvisées. Les moyens que nous employons ne doivent jamais se retourner contre nous. Pourtant, je regrette que l’Union européenne ait décidé de fournir des armements nécessaires à une guerre, selon les termes du commissaire Josep Borrell » a-t-il déclaré face aux députés.

Une décision contestée

« Cette décision ferait de nous des cobelligérants. Un engrenage s’enclenche, avec quelle légitimité ? Quand notre Parlement l’a-t-il décidé ? » a tonné Jean-Luc Mélenchon. Le député de la France insoumise se refuse à faire peser sur les épaules du peuple russe les agissements de Vladimir Poutine : « Le peuple russe n’est pas notre ennemi, ne le confondons pas avec le régime nationaliste ». Toutefois, il souhaite montrer son hostilité à Vladimir Poutine, et reporte les fautes sur d’autres candidats : « certains candidats à l’élection présidentielle nourrissent une sorte de fascination à l’égard de régimes autoritaires ». Et d’ajouter : « Oui, j’accuse Zemmour, Le Pen et Mélenchon d’avoir entretenu une fascination malsaine pour le modèle de Poutine […] je les accuse de compromissions qui jettent un discrédit irréversible sur leur capacité à diriger le pays ».

Le candidat se pare du titre de défenseur de la démocratie. « Quand on est candidat à l’élection présidentielle, on défend la démocratie, on se lève contre les autocrates […] on est libre et indépendant de toute ingérence financière étrangère […] on condamne sans réserve l’impérialisme russe en Crimée comme en Ukraine » dénonce-t-il. Face à la désapprobation que suscite sa prise de position, Jean-Luc Mélenchon estime que la période est « suffisamment grave pour qu’elle ne laisse aucune place aux polémiques et aux querelles stériles ».

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