Politique

Jean-Luc Mélenchon mobilise 3000 personnes

8 décembre 2021
Temps de lecture : 2 minutes

Le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a mobilisé un peu plus de 3 000 personnes lors d’un meeting à La Défense, dimanche 5 décembre. L’objectif était de lancer le « Parlement d’union populaire », un organe de « conseil stratégique et programmatique » pour sa campagne.

« La France, ce n’est pas l’extrême droite, la France, c’est la Sécurité sociale, c’est la santé publique, c’est l’émancipation, c’est l’école, c’est la recherche, c’est le partage », assène-t-il alors qu’au même moment se tient le premier meeting de campagne de son adversaire, Eric Zemmour. Il poursuit dans ce sens :  » Le tableau est presque complet. Les trois familles sont là. Les partisans du grand affolement à cause du grand remplacement : M. Zemmour, Mme Le Pen, M. Ciotti et quelques autres. Les amis du grand démantèlement à cause du grand rendement qu’il faut opérer dans la société : Macron, Pécresse, vous faites la liste que vous voulez. » Et de vanter la ligne idéologique de son parti :  » Vous avez les partisans du grand changement à cause du grand épuisement des êtres humains et de la nature, sous la pression du capitalisme financier qui est en train de détruire l’humanité, la biodiversité et la planète. »

Jean-Luc Mélenchon s’adresse ensuite à Emmanuel Macron, le désignant comme celui qui « fait le gars qui n’est pas candidat pour pouvoir abuser plus de la fonction », avant de l’inviter à rejoindre « l’arène, d’accepter de débattre ». Confiant malgré sa dégringolade dans les sondages (8% selon le dernier Elabe), le candidat de La France Insoumise estime dans Le Parisien que « la division de l’extrême droite abaisse le seuil d’entrée au second tour, c’est un trou de souris, mais on a une chance d’y être ».

« L’heure du peuple »

Après avoir vendu près de 30 000 exemplaires de son programme « L’avenir en commun », comportant 690 propositions, Jean-Luc Mélenchon l’affirme : « Maintenant, c’est l’heure du peuple. » Mais pas de la cohésion. Concurrencé par Yannick Jadot, candidat écologiste, et Anne Hidalgo, candidate socialiste, Jean-Luc Mélenchon appelle à une union autour « d’un programme commun », conscient, toutefois, de l’impossibilité de se rassembler avec les autres forces de gauche (EELV, PS et communistes).

Dans les rangs du meeting, plusieurs personnalités ont toutefois répondu à l’appel : Aurélie Trouvé, Annie Ernaux, Xavier Mathieu… L’ancien porte-parole de Sandrine Rousseau, Thomas Portes, était également présent, ainsi que le maire communiste de Stains (Saine-Saint-Denis), Azzédine Taïbi. La preuve qu’il « n’y a pas besoin d’avoir un badge LFI », pour Manon Aubry.

Jean-Luc Mélenchon a achevé son discours en déclinant l’expression d’Eric Zemmour : « Vive la République, et surtout, vive la France ! »

Maud Koffler