Politique

La colère froide de Nicolas Sarkozy après le meeting de Valérie Pécresse

5 avril 2022
Crédits photo : Kremlin.ru / Wikimedia Commons
Temps de lecture : 2 minutes

Valérie Pécresse rassemblait tous ses soutiens, ce dimanche 3 avril, Porte de Versailles, à Paris. À la simple évocation du nom de Nicolas Sarkozy, plusieurs militants se sont mis à le siffler.

Le meeting de Porte de Versailles, organisé dimanche dernier, devait être celui de la dernière chance. Censé être le grand rendez-vous de sa campagne, une semaine avant le premier tour du scrutin, il devait permettre de faire oublier l’échec de son meeting du Zénith. « J’ai été marquée par cet échec du Zénith » confiait-elle alors. Mais à 10% dans les sondages, la candidate ne parvient à soulever l’enthousiasme des électeurs de droite, divisés entre Éric Zemmour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Si le ton employé par la candidate a pu convaincre les militants Les Républicains venus sur place, tout ne s’est pas déroulé comme prévu.

Nicolas Sarkozy hué

Montant sur scène, Yann Wehrling, écologiste, ne s’attendait pas à de telles réactions. Citant les personnalités politiques ayant eu un impact positif pour le climat, le militant ne pensait pas que le nom de Nicolas Sarkozy, aussitôt prononcé, soit copieusement hué par une partie de la salle. « Je ne voulais pas cette réaction. Bien au contraire, vous devriez l’applaudir parce que c’est lui qui a fait le Grenelle de l’environnement » a tout de suite réagi l’homme politique. Une réaction de militants déçus, de ne pas voir l’ancien président, fondateur du parti Les Républicains, soutenir leur candidate à l’élection présidentielle.

Sur RTL, lundi matin, Valérie Pécresse temporise : « S’il y a eu au début du meeting quelques électeurs tristes, c’est la réalité », tout en rappelant que Nicolas Sarkozy avait été applaudi « avec infiniment de respect […] pour le rôle qu’il a eu pour la France ».

Nicolas Sarkozy, dans une « colère froide »

Selon les informations rapportées par le Figaro, les huées entendues au meeting n’ont pas d’impact sur le chemin que Nicolas Sarkozy s’est décidé à emprunter depuis le début de sa campagne. Contrairement à ce qui a pu être affirmé, l’ancien chef de l’État n’a pas été « affecté » et n’accorde pas une « importance particulière » à des réactions de colère jugées « anecdotiques ». Son entourage précise au quotidien, « cela n’entame en rien l’attachement qu’il a pour sa famille politique et sa reconnaissance envers ceux qui l’ont toujours soutenu ». D’autant que Nicolas Sarkozy est « toujours membre » des Républicains.

Toutefois, un parlementaire LR l’assure : « J’ai eu Nicolas Sarkozy trois fois au téléphone depuis. Il n’est pas énervé mais plutôt dans une colère froide ». Valérie Pécresse a, quant à elle, tenté de joindre le candidat plusieurs fois après les événements, en vain. Une manière pour l’ancien président de marquer ses distances.

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