L’affaire Belattar : une affaire politique plus que judiciaire

Aujourd'hui, la majeure partie des médias de gauche s'acharne sur Livre Noir avec une rhétorique singulière : tout en reconnaissant une grande partie des faits reprochés à Yassine Belattar, ils créent une sorte de violence légitime, validée par le fait que nous serions d'extrême-droite et que cela ne nous donnerait donc pas les mêmes droits que les autres.
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L’affaire Belattar prend une ampleur démesurée depuis 24h, et pour cause : le sujet n’est plus de savoir si oui ou non notre reporter Jordan Florentin a été retenu par la force pendant 45 minutes dans le théâtre de Yassine Belattar, puisque les caméras de surveillance l’ont démontré, comme l’a assuré “Arrêts sur images” qui a pu les consulter. Le sujet n’est pas non plus de savoir si notre journaliste s’est fait passer pour un journaliste de Brut ou Konbini, comme l’accuse Yassine Belattar, puisque des témoignages et surtout les images de la bonette du micro de Livre Noir ont prouvé le contraire. 

Non, le sujet est beaucoup plus large. Il est politique. Depuis plusieurs mois, la gauche a du mal à exister, car sans représentation politique forte pour l’élection présidentielle. Avec l’arrivée d’Eric Zemmour dans le jeu politique, elle y a vu une opportunité d’exister, du moins médiatiquement. Ce qui expliquait que Mélenchon veuille débattre face à Eric Zemmour sur BFMTV, ce qui a été pourtant un boost exceptionnel dans les sondages pour l’écrivain. 

Avec l’arrivée d’Eric Zemmour, les thèmes de l’immigration, de l’islamisation et du grand remplacement ont été placés au centre du jeu politique. Avec paradoxalement la possibilité pour la gauche et l’extrême-gauche de réactiver le vieux jeu de l’antifascisme, du bruit des bottes et j’en passe. 

Yassine Belattar l’a dit lorsqu’il a agressé notre reporter : notre reportage sur le grand remplacement dans les cités d’Aulnay-sous-bois et à Drancy l’a dérangé, tout simplement car nous avons montré une réalité que peu de médias montrent. Sans montage. Sans tricherie. En se contentant de tendre le micro aux habitants des quartiers pour recueillir leur avis sur la France, leur intégration, etc. 

Aujourd’hui, la majeure partie des médias de gauche s’acharne sur Livre Noir avec une rhétorique singulière : tout en reconnaissant une grande partie des faits reprochés à Yassine Belattar, ils créent une sorte de violence légitime, validée par le fait que nous serions d’extrême-droite et que cela ne nous donnerait donc pas les mêmes droits que les autres. Pas le droit d’être journaliste. Pas le droit de prétendre à une information vérifiée. Pas le droit d’avoir une parole et une sincérité. Pas le droit de simplement vouloir être respecté. 

Avec la complicité sourde des autres médias mainstream, ils cherchent tout simplement à nous bâillonner, à nous expulser du champ médiatique. Ceux-là mêmes qui intentent de faux procès à Marine Le Pen et Éric Zemmour ces dernières semaines par les voix des sociétés de journalistes et de Médiapart, en inventant l’idée selon laquelle leurs journalistes seraient menacés, s’en moquent de savoir que Jordan a lui été véritablement menacé. 

Cela souligne leur hypocrisie. Ils se cachent derrière de grands principes moraux et derrière une apparente objectivité et neutralité, mais leur unique objectif est politique, voire autoritaire. 

Désormais, en cherchant à expliquer que nous serions le “média de Zemmour”, ils cherchent à travers nous à s’attaquer à l’écrivain. En nous reprochant de parler de Zemmour chez Livre Noir, ils font la même chose. Mais hypocritement. 

Gageons que cela n’augmentera ni leur audience, ni leur crédibilité. Ils parlent entre eux et ne réalisent pas que la majeure partie du peuple qu’ils prétendent défendre tourne le dos aux médias traditionnels pour aller vers ceux, plus disruptifs et courageux,  qui osent, plutôt que de sortir de vieux poncifs usités.

Erik Tegner

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