Le parlement valide l’expérimentation d’un numéro unique d’appel d’urgence

Les soignants et urgentistes sont sceptiques face à ce numéro unique, par peur que l’expertise du médecin soit remise en cause. Les pompiers quant à eux souhaitent avoir plus d’autonomie sur les questions médicales.
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Ce Mardi 16 novembre, le Parlement a adopté définitivement un projet de loi visant à expérimenter un numéro d’appels d’urgence unique, à la place de 15,17 et 18. Cette initiative a pour objectif de réformer la chaîne de secours.

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’auto-félicite de l’adoption de ce texte.

Ce numéro unique n’a pas été approuvé à l’unanimité. Les soignants et urgentistes sont sceptiques face à ce numéro unique, par peur que l’expertise du médecin soit remise en cause. Les pompiers quant à eux souhaitent avoir plus d’autonomie sur les questions médicales.

Sur les deux prochaines années, trois expérimentations sont prévues dont une avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, dans des régions tests pour assurer “la bonne coordination de la prise en charge”. On ne connaît pas encore le nouveau numéro.

L’essentiel du texte de loi porte également sur des revendications des pompiers qui déplorent un manque de reconnaissance. Le modèle français de sécurité civile, unique en Europe, est basé sur un engagement volontaire, qui représente 80% des effectifs, mais le secteur en prend un coup car le nombre de vocations chute. Le texte prévoit alors des avantages financiers plus intéressants et une facilité d’accès aux logements sociaux pour les pompiers.

De plus, la loi prévoit de durcir les sanctions pour les agressions dont les sapeurs-pompiers sont de plus en plus victimes, mais aussi la création d’un statut de “pupilles de France” avec la mention “mort pour le service de la République”, pour les agents décédés “dans des circonstances exceptionnelles”.

Laurie de Reynal

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