Géopolitique

Le président Zelensky prêt à faire des concessions notamment sur l’OTAN

9 mars 2022
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky / Credit photo : capture d’écran / Allocution télévisée
Temps de lecture : 2 minutes

Lors d’une interview pour la chaine américaine ABC le président de l’Ukraine a affirmé être prêt à faire des compromis notamment sur la question de l’OTAN, mais aussi sur les territoires séparatistes pro-russes. Deux problématiques au cœur du conflit.

La déclaration du président ukrainien pourrait faire bouger les lignes du conflit puisque la possible adhésion de l’Ukraine à l’OTAN a sûrement été l’un des casus belli de l’invasion du pays par la Russie.

« J’ai tempéré ma position« 

C’est un revirement du président ukrainien qui s’est opéré sur la chaine ABC. Volodymyr Zelensky se dit prêt-à-faire des compromis pour faire sortir son pays de la guerre. Il souligne : « s’agissant de l’OTAN, j’ai tempéré ma position sur cette question, il y a déjà un certain temps, lorsque nous avons compris que l’OTAN n’était pas prête à accepter l’Ukraine, l’Alliance a peur de tout ce qui est controversé, et d’une confrontation avec la Russie. » Le président ukrainien ne veut pas que son pays soit vu comme celui qui « implore à genoux » une adhésion dans l’OTAN. Selon plusieurs experts, il s’agit même probablement de la raison principale qui a entrainé l’invasion. Ainsi, il est possible que cette question soit abordée lors du quatrième round des négociations.

Vers une indépendance des territoires séparatistes ?

Le président de l’Ukraine n’a pas seulement abordé la problématique de l’adhésion de l’OTAN. En effet, Volodymyr Zelensky souhaite entamer le dialogue et trouver des compromis concernant les territoires séparatistes pro-russes. « Je parle de garanties de sécurité. Je pense que s’agissant de ces territoires temporairement occupés, qui n’ont été reconnus que par la Russie, nous pouvons discuter et trouver un compromis sur l’avenir de ces territoires » explique-t-il. Toutefois, le président a souligné que la question était plus difficile qu’une simple reconnaissance de l’indépendance : « ce qui est important pour moi, c’est comment vont vivre les gens qui sont dans ces territoires et qui veulent faire partie de l’Ukraine. »

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