Politique

Législatives : le Parti socialiste confirme son alliance avec les Insoumis

29 avril 2022
Crédits photo : Parti socialiste / Flickr Creative Commons
Temps de lecture : 3 minutes

Le Parti socialiste a validé, ce vendredi, les principaux points programmatiques proposés par La France insoumise, en vue d’une alliance aux élections législatives.

Les négociations ne se sont pas éternisées. Entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) un point d’accord a été trouvé pour fonder une alliance aux élections législatives de juin prochain. Dans un communiqué, le Parti socialiste estime que les propositions de La France insoumise s’inscrivent « dans la fidélité à nos fondamentaux et à nos priorités, en valorisant les convergences et sans cacher les différences ». Quant à la question du « droit à la retraite à 60 ans », le PS, qui n’était jusqu’à présent pas convaincu, propose « une première étape comprenant la prise en compte des carrières longues et des métiers pénibles ». Les discussions se répartissent entre trois groupes de travail issus des deux partis. Le premier se charge des circonscriptions législatives, le deuxième sur la stratégie et un troisième se concentre sur la mise en place d’un programme commun. Le temps des pré-négociations est donc terminé et laisse place aux échanges concrets sur l’organisation sur le terrain d’un tel accord.

Mécontentements au Parti socialiste

Certains membres du vieux parti de gauche ne sont pas convaincus par la stratégie d’Olivier Faure. À l’image de Stéphane Le Foll, ancien ministre de François Hollande, des élus du Parti socialiste s’insurgent contre une telle manoeuvre politique. Le sénateur du Val d’Oise, Rachid Remal, a indiqué sur Twitter : « Aucune instance du PS n’ayant adopté le texte adressé par l’actuelle direction à LFI je ne suis ni engagé ni tenu par cette démarche. Le débat et la démocratie internes sont notre ADN, seul le vote permet d’adopter des positions politiques ou alliances ». De son côté, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, interrogée par Libération, hostile depuis toujours à Jean-Luc Mélenchon, préfère citer Pierre Mendès-France : « la morale en politique interdit que stratégie et convictions divergent, fut-ce pour des motifs d’opportunité transitoire. C’est ce que j’appelle la vérité ».

Les écologistes ont « bon espoir que les négociations aboutissent »

Invité de France 2 ce matin, Julien Bayou, premier secrétaire d’Europe Écologie les Verts a expliqué avoir « bon espoir que les négociations aboutissent dans les heures qui viennent ». Le conseiller régional d’Île-de-France espère également voir la gauche rassemblée lors du traditionnel défilé du 1er mai, pour « un 1er mai commun en soutien aux syndicats ». Chez Jean-Luc Mélenchon, on espère un accord rapide d’ici la fin de semaine pour amorcer les vraies discussions autour des circonscriptions législatives. L’union de la gauche rêvée par le troisième homme de cette présidentielle est en passe de se réaliser. Au même moment, à droite, aucune discussion n’a été entamée pour faire front à Emmanuel Macron, le Rassemblement national ne voyant pas l’intérêt d’accepter la main tendue d’Éric Zemmour.

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