Géopolitique

Les propos de Joe Biden contre Vladimir Poutine ne font pas l’unanimité en Europe

28 mars 2022
Le président Joe Biden / Credit photo : Gage Skidmore / Flickr
Temps de lecture : 2 minutes

Le président américain était ce week-end en déplacement officiel en Pologne pour y rencontrer les troupes américaines sur place. Il a alors affirmé que le maitre du Kremlin « était un boucher. »

Alors que les pays de l’Union européenne souhaitent privilégier le dialogue diplomatique avec Vladimir Poutine pour éviter l’escalade, les États-Unis semblent vouloir se positionner en premier rempart contre la Russie.

Un assassin et un boucher

Joe Biden a plusieurs fois utilisé des mots très durs à l’égard du président de la Russie. Au début de son mandat, il avait notamment affirmé que Vladimir Poutine était « un tueur » lors d’un entretien avec le journaliste George Stephanopoulos. Samedi 26 mars, Joe Biden récidivait lors d’une rencontre à Varsovie avec des réfugiés ukrainiens. Le président américain a ainsi affirmé que Vladimir Poutine était « un boucher » mais également « un dictateur. »

Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir. Emmanuel Macron a déclaré qu’il ne fallait pas être « dans l’escalade ni des mots ni des actions. » En effet le contexte international est extrêmement tendu depuis le début de la guerre en Ukraine, les propos du président américain peuvent jeter davantage d’huile sur le feu. Joe Biden avait également utilisé plusieurs fois l’expression « criminel de guerre » pour désigner Vladimir Poutine.

La réaction du Kremlin

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskova a aussi souhaité répondre aux propos de Joe Biden. Pour lui il s’agit « d’insultes personnelles » à l’égard de Vladimir Poutine. Le porte-parole a ajouté que ces propos « réduisent le champ des possibles pour nos relations bilatérales avec le gouvernement américain actuel. »

De plus lors de son discours, Joe Biden avait avancé la possibilité que Poutine ne soit plus le président de la Russie? Il déclarait : « pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir. » Avant d’appeler à « un changement de régime » en Russie. Le chancelier allemand Olaf Scholz a rejeté cette possibilité, pour lui ceci « n’est pas l’objectif de l’OTAN ni celui du président américain. »

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