Société

Les universités, vivier de la pensée unique

16 décembre 2021
Temps de lecture : 2 minutes

Tribune. Ces quelques derniers jours, il est probable que vous ayez entendu la tragique histoire de Tanguy David jeune étudiant à l’université de Caen. Ce jeune homme militant du mouvement de la « Génération Z », au service de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, fut en effet harcelé sur les réseaux sociaux en raison d’une prétendue discordance entre ses convictions et sa couleur de peau. Ainsi, il fut menacé, lynché, traité de traître comme la youtubeuse antiraciste Nadjélika avait traité de “vendu” un policier noir.

Outre cela, Tanguy David dénonça un tout autre harcèlement, un harcèlement intellectuel présent dans sa faculté où la bien-pensance s’érige en religion faisant ainsi d’un lieu de savoir une véritable théocratie où le moindre dérapage fait d’un subversif un mécréant. A ce sujet, Philippe Murray le disait, les bien-pensants « ne risquent pas de déraper, eux, ils sont le verglas ».

Cette dénonciation n’est qu’un exemple dans une France où les étudiants des universités sont effrayés, donc séduits par l’omnipotence de la bien-pensance. Ce phénomène est en réalité un véritable processus selon lequel les étudiants initialement non politisés par peur d’être déviants aux yeux de leurs bourreaux, épousent la pensée unique faisant d’eux des victimes du syndrome de Stockholm.

Dès lors, l’esprit critique des élèves ou même souvent des enseignants est rare voire très souvent inexistant, du moins, pour ce qui relève des sujets sociétaux et d’actualité. Les étudiants plongent alors dans un manichéisme bien-pensant sans jamais vouloir en sortir avec de moins en moins de sens du discernement et de la nuance.

Ainsi, les universités constituent pour les prophètes du culte de la pensée unique qui s’incarnent souvent par des professeurs, un véritable vivier où la dissidence est ostracisée où psychiatrisée.

Théo Cruvit