Politique

Marine Le Pen : « Le zemmourisme est un communautarisme »

4 février 2022
Crédits photo : Jordan Florentin / Livre Noir
Temps de lecture : 2 minutes

Dans un entretien accordé au Figaro, la candidate du Rassemblement national (RN) était interrogée au sujet de la campagne présidentielle et des récents départs du RN vers le parti d’Éric Zemmour.

Le navire Rassemblement national (RN) tangue mais ne coule pas. Malgré les départs qui se sont enchaînés, Marine Le Pen reste la mieux placée à droite dans les sondages. L’enquête quotidienne de l’Ifop pour Paris Match, LCI et Sud-Radio, la donne à 18% des intentions de vote, loin derrière Emmanuel Macron (25%) mais nettement devant Éric Zemmour (14,5%). Dans son entretien accordé au Figaro, la candidate est revenue sur leurs divergences et ce qu’elle estime être les faiblesses de l’ancien journaliste.

Marine Le Pen plus populaire que jamais

La candidate du Rassemblement national n’a jamais suscité aussi peu de rejet. La présence d’Éric Zemmour semble lui être favorable. En effet, Marine Le Pen est désormais moins diabolisée que le candidat du parti Reconquête et 40% des Français ont un avis positif de sa candidature. « Je suis lassée du bruit et de la fureur. J’ai envie d’efficacité et de sérénité. Je pense que les Français aussi » indique la candidate. Et de poursuivre : « Il y en a marre de cette société de la communication qui pousse à la violence ». Ainsi, l’ancienne avocate assume une volonté d’unir les Français au delà des partis politiques.

Des « catholiques traditionalistes », des « païens » et des « nazis«  autour d’Éric Zemmour

À la question de savoir ce que ce signifie pour elle le « zemmourisme », sa réponse se fait brève : « c’est un communautarisme. » Assez éloignée du ton apaisé dont elle se réclame, Marine Le Pen pointe du doigt les soutiens et membres du jeune parti Reconquête! : « Je retrouve chez Éric Zemmour toute une série de chapelles qui, dans l’histoire du Front national, sont venues puis reparties remplies de personnages sulfureux. Il y a les catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis. » Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir dans le camp d’Éric Zemmour. Sur RTL, le président d’honneur et porte-parole du parti Reconquête!, ex-RN, Gilbert Collard, déclarait amusé : « Quand elle n’aura plus personne au Rassemblement national, elle va finir présidente de SOS Racisme. »

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