Migrants : un vaste réseau de passeurs démantelé près de Calaisis

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Dans le Calaisis, un réseau de passeurs a été démantelé mardi dernier. Après un an d’enquête, quinze trafiquants ont été interpellés.

« Bien endurcis et organisés », ils allaient chercher « à minima 250 personnes par mois » dans des camps à Grande-Synthe et les faisaient traverser la Manche en zodiac pour rejoindre la Grande-Bretagne ou la France.

Composée d’Irako-kurdes, de Roumains, Pakistanais et Vietnamiens, cette filière a accumulé environ 3 millions euros de bénéfices, selon l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et l’emploi des étrangers sans titre (Ocriest).

« Au fur et à mesure de l’enquête, le réseau s’est industrialisé. Il s’agissait d’un réseau de criminels bien endurcis et organisés grâce à la complicité de chauffeurs, de banquiers occultes et de personnes qui détectaient les balises de la police », a expliqué Xavier Delrieu, le chef de l’Ocriest en charge de l’enquête menée par le parquet de Dunkerque.

Les bateaux utilisés pour la traversée notamment des zodiacs venaient parfois de Chine, en passant par la Turquie et l’Allemagne, pour finalement arriver en France. Les embarcations pouvaient accueillir entre 40 et 60 personnes.

Le trafic permettait quatre mises à l’eau par mois, l’équivalent de trois millions d’euros de bénéfices. Après un an d’enquête, plus de 100.000 euros en espèce et des faux papiers ont été saisis. Au total, plus d’une centaine de policiers de l’office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (OCRIEST) et de la brigade mobile régionale de zone de Lille ont été mobilisés sur cette enquête. Ils étaient appuyés d’effectifs du Raid et de la BRI. 

Ce lundi 22 novembre, le gouvernement a annoncé de nouveaux moyens pour lutter contre les réseaux de passeurs sur les côtes de la Manche : des moyens supplémentaires  pour aider les forces de l’ordre à lutter contre “l’immigration clandestine“.

Laurie de Reynal

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