Sécurité

Nantes, ville gangrénée par l’insécurité

9 février 2022
Crédits photo : Rama / Wikimedia Creative Commons
Temps de lecture : 2 minutes

Le Figaro est parti en reportage à Nantes pour constater la montée endémique de la délinquance. Ils y décrivent une violence décomplexée allant jusqu’à la terreur.

Après Marseille ou encore Argenteuil, c’est au tour de Nantes d’être confrontée à une hausse sans précédent de la violence. Les forces de l’ordre observent – souvent impuissantes – cette violence endémique qui atteint même les calmes rues piétonnes du centre-ville.

Le rapport de la préfecture de Loire-Atlantique est formel. Les atteintes volontaires à l’intégrité physique n’ont eu de cesse d’augmenter entre 2017 et 2021, passant de 5.532 faits constatés à 6.480. Vols à l’arraché, coups de couteaux, fusillades, tentatives de viols… Les caïds nantais font régner la terreur.

A l’origine de cette violence endémique, des bandes de jeunes hommes, très souvent originaires d’Afrique du Nord, comme le rapporte Le Figaro. Aux abords des arrêts de tramway, dans les cages d’escalier des immeubles, dans les recoins de la ville, aux portes des magasins, ils patientent, dealent, boivent et discutent sans complexe avant de passer à l’acte.

Hausse des moyens de police, difficulté des tribunaux

Face à cette hausse de la délinquance, la préfecture a décidé d’augmenter les effectifs de police et leur présence sur le terrain jusqu’à tard dans la nuit. Des véhicules des forces de l’ordre sont sans cesse stationnés au niveau de certains points névralgiques. Ce sont ainsi 50 policiers nationaux qui ont été nommés à Nantes depuis le mois de septembre 2021. Parallèlement, 70 postes de policiers supplémentaires et 70 postes de policiers municipaux ont été créés.

Mais un problème de taille demeure. Car si l’augmentation des forces de l’ordre permet une augmentation des interpellations, la justice ne suit pas. Faute de temps, les tribunaux n’y arrivent plus. Les délais s’allongent par manque de personnel. Certains dossiers sont souvent prescrits sans jamais avoir été instruits. Selon le Président du tribunal judiciaire de Nantes, interrogé par Franceinfo, il faudrait doubler les effectifs des magistrats pour essayer de parvenir à des délais raisonnables.

Au-delà de ce manque d’effectif, un dernier problème vient s’ajouter : celui du laxisme judiciaire. En effet, faute de places en prison ou du fait du mécanisme des remises de peine, de nombreux condamnés ne mettent jamais les pieds en prison et se retrouvent donc de nouveau dans la rue, prêts à récidiver.

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