Politique

Olivier Faure défend son alliance avec Jean-Luc Mélenchon

5 mai 2022
Crédits photo : capture d’écran / BFMTV
Temps de lecture : 2 minutes

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a défendu l’alliance de son parti à La France Insoumise. Sur BFMTV, celui-ci affirme ne pas être « devenu Insoumis dans la nuit ».

L’accord entre le Parti socialiste (PS) et La France Insoumise doit officiellement être validé par le conseil national du PS ce jeudi 5 mai, à 19 heures. Malgré les nombreux désaccords des ténors du vieux parti de la gauche républicaine, l’alliance proposée par La France Insoumise comprend l’obtention de 70 circonscriptions pour le Parti socialiste. À ceux qui l’accusent de se « soumettre », l’intéressé répond : « Il n’y a pas de soumission aux Insoumis […]. Il y a un accord, une volonté de construire […]. Les points de convergence sont tellement nombreux que ce serait fou de passer à côté », a-t-il déclaré jeudi matin sur BFMTV, au micro d’Apolline de Malherbe.

Un accord pas si évident pour les membres du PS

Les cadres du conseil national, au nombre de trois cents, devant voter l’accord, doivent encore être tous convaincus. « Ce ne sera pas une formalité, bien au contraire », a confié l’entourage d’Olivier Faure à l’Agence France-Presse mercredi. « Il y aura des déçus, chez les fédérations moins servies que d’autres » parmi les 70 circonscriptions obtenues. De son côté, Pierre Jouvet, porte-parole du Parti socialiste reconnaît sur Franceinfo : « Ça va être une bataille titanesque parce que j’entends ce qui peut se dire, j’entends les colères qui peuvent être provoquées notamment sur la répartition des circonscriptions ».

Bien que cette stratégie d’alliance soit louée par Martine Aubry, maire de Lille, plusieurs ténors ont d’ores et déjà quitté le navire. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre de François Hollande, a annoncé un désaccord public et a décidé de quitter le parti. Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et ex-Premier ministre de François Hollande estime que cette alliance n’est qu’un « rafistolage » fait à un « prix exorbitant » pour le PS. L’ancien Président de la République François Hollande a, pour sa part, « récusé l’accord sur le fond et les circonscriptions ». Un proche des instances du Parti socialiste confie au Point : « Mélenchon lui [Olivier Faure, nldr] a offert le prétexte pour rompre avec les éléphants. Ça fait cinq ans qu’il n’arrivait pas à entamer le divorce ». Le divorce est maintenant consommé. Au conseil national du parti socialiste de trancher, désormais.

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