Politique

Présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon peine à obtenir des parrainages

8 décembre 2021
Temps de lecture : 2 minutes

Contrairement à 2017, le candidat de La France Insoumise ne peut pas bénéficier d’un large soutien des élus du Parti Communiste Français, déjà engagés avec Fabien Roussel.

Un scénario inquiétant pour chaque Insoumis : le candidat de LFI peine à recueillir les 500 parrainages d’élus, seuil nécessaire pour concourir avant le mois de mars.

« Je ne suis pas rassuré. Beaucoup de maires hésitent. » Jean-Luc Mélenchon avait fait part de ses inquiétudes, samedi 4 décembre, dans les colonnes du Parisien à l’idée de ne pas pouvoir recueillir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour concourir à l’élection présidentielle de 2022. Le candidat souhaite revenir sur l’obligation de ces 500 signatures afin d’avoir ses chances. «La décision de Hollande et Valls de rendre les parrainages publics entretient une confusion entre parrainage et soutien», a-t-il déploré. Serait-ce une stratégie pour mobiliser les maires ? Les Insoumis jurent que non et assurent avoir, pour l’heure, 300 promesses de parrainages. 

«Fabien Roussel fait le pari que si Jean-Luc Mélenchon est empêché, la moitié des électeurs Insoumis se retourneront vers lui», analyse un parlementaire PS, qui connaît bien les deux hommes. 

Les référents départementaux insoumis poursuivent leurs démarches, auprès des mairies, en quête de parrainages. En parallèle, des courriers sont adressés à des édiles ciblés au préalable. Mais les cadres et les élus du parti fustigent un « vrai problème démocratique », assure le journal. « Il est anormal de consacrer autant de temps et d’énergie pour permettre à Jean-Luc Mélenchon d’être candidat, alors qu’il a déjà rassemblé 7 millions d’électeurs », se lamente le député Alexis Corbière. L’eurodéputé et directeur de campagne, Manuel Bompard, renchérit en ces termes : « On peut l’aimer ou ne pas l’aimer, mais tout le monde sera d’accord pour dire que ce serait une anomalie démocratique, si Jean-Luc Mélenchon ne pouvait pas se présenter à la présidentielle. »

Laurie de Reynal