Société

[SAGA TRAORE, EPISODE 2] La sphère antiraciste des Traoré

12 février 2022
Affiche mobilisation du Comité La Vérité pour Adama. Crédits photo : La Vérité pour Adama
Temps de lecture : 6 minutes

Autour d’Assa Traoré, la figure de proue du mouvement, le collectif « La Vérité pour Adama » s’organisent des militants et de relais médiatiques.

Pour lire l'épisode 1, cliquer ici.

Tee-shirts noirs, poings levés, slogan réclamant la « Justice pour Adama »… Les militants et sympathisants du comité « La Vérité pour Adama » sont aisément identifiables. Autour de la famille Traoré, militants, associations, personnalités publiques et simples sympathisants s’allient dans un combat décolonial.

Assa Traoré, la porte-parole charismatique

Dans cette famille polygame de 17 enfants, Assa Traoré semble occuper une place à part. Selon Libération, ce serait elle la chef. Demi-sœur d’Adama, Assa n’était pas destinée à devenir la porte-parole du clan Traoré. Éducatrice spécialisée à la Fondation d’œuvre de protection des enfants juifs (OPEJ) – Baron Edmond de Rothschild, cette mère de trois enfants ne vivait plus à Beaumont-sur-Oise depuis plusieurs années. Selon certains médias, cela faisait même plus de quinze ans qu’elle n’habitait plus avec Adama. Pourtant, dans les jours qui suivent la mort de son demi-frère, Assa se révèle indispensable. Son charisme évident, son regard appuyé et sa voix grave attirent les caméras. Après un long arrêt maladie, Assa quitte son travail pour se consacrer pleinement à sa lutte dans le comité « La Vérité pour Adama ».
Rapidement, elle devient l’égérie du combat antiraciste en France. La presse de gauche l’encense. Dès 2016, elle obtient son portrait en dernière page de Libération. Le début de la consécration. Les journalistes ne cachent pas leur admiration. « Elle impressionne. Par sa détermination, sa force, sa dignité […] elle est là, il y a plein de monde et on en voit qu’elle » écrivent nos confrères de Libération. Même sobriété chez France Culture qui la classe parmi « les femmes puissantes ». S’en suit la une de Vogue, des Inrock et du Magazine du Monde. Un passage sur Clique, émission de Mouloud Achour sur Canal +, et sur Quotidien¸ et voilà qu’elle coche tous les cases de la bien-pensance de gauche. Ultime consécration, le Time fait d’elle la « gardienne de l’année » en 2020.

Son combat plait à gauche qui voit en elle le féminin de Malcom X ou la version française d’Angela Davis.

Almamy Kanouté, l’éminence grise d’Assa Traoré

Si Assa

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