Politique

Valérie Pécresse : « François Fillon a appelé Emmanuel Macron, qui a désavoué Clément Beaune »

22 février 2022
Crédits photo : Capture d’écran / France Inter
Temps de lecture : 3 minutes

Valérie Pécresse est l’invitée ce matin, mardi 22 février, du 7/9 sur France Inter. Répondant aux questions de Léa Salamé et Nicolas Demorand, la candidate des Républicains présente son projet pour la France.

Sur France Inter, Valérie Pécresse revient sur certaines de ses déclarations et des points de son programme présidentiel à moins de deux mois du premier tour. La candidate du parti Les Républicains insiste notamment sur la notion d’ordre. « Je suis la candidate de l’ordre » martèle-t-elle. Mise en difficulté dans les récents sondages, Valérie Pécresse tente de séduire un électorat qui est acquis à ses concurrents de droite.

Clément Beaune désavoué par Emmanuel Macron

Après les propos de Clément Beaune sur François Fillon l’accusant de complicité avec la Russie, Valérie Pécresse affirme : « François Fillon a appelé Emmanuel Macron pour s’étonner et s’indigner de ses propos et Emmanuel Macron a désavoué monsieur Beaune. » Et d’ajouter à ce sujet : Valérie Pécresse demande à la majorité présidentielle de « faire preuve de dignité dans cette affaire » et dénonce des « attaques purement politiciennes »

« Je ne suis pas dans la théorie du complot »

Le 13 février dernier, à Paris, l’actuelle présidente de la région Île-de-France présentait les grands thèmes de sa campagne devant une armée de militants. Après avoir déclaré « Non au grand remplacement et au grand déclassement » la candidate a reçu de nombreuses critiques. Au micro de France Inter, elle affirme : « Je suis le rempart républicain » face à Éric Zemmour et Marine Le Pen. Valérie Pécresse se défend de tout complotisme dont on l’accuse : « Je ne suis pas dans la théorie du complot [à l’inverse d’Éric Zemmour, ndlr]. J’ai dit à plusieurs reprises que je détestais cette théorie. »

Valérie Pécresse veut « des sanctions plus dures » et « choisir qui on accueille »

Son discours sur la sécurité se veut en revanche plus clair et moins alambiqué. La candidate souhaite une justice plus sévère dans les territoires de reconquête républicaine, gangrenés par le trafic de drogue : « Il y a 62 zones de reconquête républicaine. Ce sont des endroits où la République n’existe pas. Dans ces quartiers, on met 30% de policiers en plus, mais le problème c’est qu’on n’y met pas des sanctions plus dures« . Sur l’immigration, même son de cloche. Pour récupérer des voix aux autres candidats de droite qui font de cette question un sujet central, Valérie Pécresse privilégie les réponses fermes face aux pays qui refusent de récupérer leurs ressortissants arrivés illégalement sur le sol français : « On doit pouvoir choisir qui on accueille. Les pays qui reprennent leurs clandestins auront des visas, ceux qui ne reprennent pas leurs clandestins auront zéro visas. » Et d’ajouter : « On a une immigration incontrôlée, une intégration ratée, qui disloquent la nation française. »

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